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DU CORPS REPRESENTE AU CORPS DE LA PEINTURE

Depuis que je me suis trouvé le crayon en main, face à un modèle nu, le thème du corps me fascine par le respect qu'il m'impose, au-delà de tout voyeurisme. Comment traduire à la fois et sans artifice, sa force, sa douceur, sa volupté ?

Parallèlement, ma prise de conscience du « corps vivant » du tableau et de sa vitalité spatiale interrogeait le lien possible, la rencontre espérée entre les deux exigences. Fallait-il abandonner toute préoccupation représentative d'un corps, comme l'ont fait les peintres abstraits Pollock et tant d'autres, pour rechercher plastiquement une équivalence rythmique et sensuelle du corps ? voire de son propre corps ? J'étais aussi attiré par la présence spatiale du corps telle que la portait à son plus haut degré Alberto Giacometti : riche, complexe, elle me semblait inclure la pertinence d'un sentir pictural, ne serait-ce que dans son rapport au vide. Etait-ce conciliable ? J'ai continué vaille que vaille, à interroger ces deux possibilités.

Ceci m'a conduit à remettre en cause les repères rassurants du tracé des contours pour mieux ressentir et exprimer les tensions internes, et s'efforcer d'être au plus proche de la vie. Il faut aussi revisiter les liens entre dessin et couleur pour ne pas être phagocyté par les nombreuses solutions déjà expérimentées avec succès depuis des siècles. Défi du sujet, défi de l'histoire de l'art qui obligent à rechercher d'autres points de vue. Vanité et obstination sans doute ? mais pourquoi pas ? puisque les mettre à l'épreuve ne s'exerce au détriment de personne !

Références livre : Les vérités de la perception du corps.
Le corps et l'incarnation picturale du vivant.